jeudi 13 septembre 2012

Miss Mackenzie de Anthony Trollope

Miss Mackenzie

Miss Mackenzie de Anthony Trollope, 510 pages

  • Editeur : Le Livre de Poche (13 octobre 2010)
  •  Dans l'Angleterre victorienne, Margaret Mackenzie, vieille fille de 35 ans, reçoit subitement un héritage et les prétendants ne tardent pas à se presser. Elle hésite entre son cousin John Ball, veuf et père de famille nombreuse, Samuel Rubb, l'associé filou de son frère, et le révérend Maguire. La situation se complique lorsque l'héritage est remis en cause... Le style est à l’image de son héroïne : tout en retenue et en mesure, sans fards, avec un art de la litote qui sert au mieux la satire sociale. Le livre est farci d’humour et le dîner de Mrs Tom Mackenzie ou le Bazar des orphelins de soldats nègres en sont des morceaux choisis.
  •  logo challenge victorien 
  • challenge victorien chez Arieste (Aymeline)
  • Challenge Antony Trollope, chez Urgonthe
  •  
    lecture commencée le 11/09/2012...
    la tentatrice : George

    13/09/2012 - Premier roman que je lis, et coup de coeur immédiat ! Cela fait quelques mois que ce livre attendait sur une étagère, j'ai hésité longtemps à l'ouvrir par crainte de trop de romantisme, malgré l'avis de George et de quelques autres. 
    Je dois dire que j'avais eu le même problème avec Wilkie Collins. Je ne sais pas encore si je lirai l'intégrale, mais bien tentée là encore.


    Description de l'image  Sarony, Napoleon (1821-1896) - Trollope, Anthony (1815-1882).jpg.
    Anthony Trollope
     (24 avril 1815 à Londres – 6 décembre 1882 (à 67 ans) dans la même ville) est l'un des romanciers britanniques les plus célèbres, les plus respectés et les plus prolifiques de l'époque victorienne. Parmi les écrits de Trollope, on distingue les Chroniques du Barsetshire (en), qui tournent autour du comté imaginaire de Barsetshire, et des romans sur des sujets politiques, sociaux et sentimentaux, et aussi sur les conflits de son époque.
    Trollope a toujours été un romancier populaire. Sir Alec Guinness (qui ne voyage jamais sans un roman de Trollope), le premier Ministre britannique John Major, l'économiste John Kenneth Galbraith, l'écrivain américain de romans policiers Sue Grafton et l'écrivain Harding Lemay (en) peuvent être comptés au nombre des amateurs de Trollope. Sa réputation littéraire décline quelque peu pendant les dernières années de sa vie, mais il regagne l'estime des critiques vers le milieu du xxe siècle.


    Son premier grand succès est The Warden (1855), petit chef d'œuvre dont l'action se déroule dans le comté fictif du "Barsetshire". Ce roman, qui a pour héros malheureux un membre du bas clergé, est suivi de nombreux autres exploitant la même veine. Cette série constitue ce qu'on appelle les Chroniques du Barsetshire. La satire comique de Barchester Towers (1857) vaut peut-être à ce roman de figurer parmi les plus populaires de Trollope.
    L'autre série majeure, les Romans de Palliser (en), traitent de sujets politiques, avec, comme protagonistes principaux, le riche aristocrate Plantagenet Palliser (en) et sa femme Lady Glencora, délicieusement spontanée et encore plus riche que lui. Tout au long des deux séries, les protagonistes reviennent sur la scène, entourés de certains personnages déjà rencontrés et aussi de nombreux autres qui y commencent une carrière fictive, parfois poursuivie et parfois interrompue selon les besoins de l'intrigue.
    La popularité de Trollope et son succès critique pâlissent dans les dernières années de sa vie, mais il continue d'écrire avec la même verve. Les critiques citent souvent la satire The Way We Live Now (1875) comme étant son chef-d'œuvre. En tout, Trollope a écrit quarante-sept romans, ainsi que des douzaines de nouvelles et quelques livres de voyage.
    Anthony Trollope meurt à Londres en 1882. Il est inhumé au Kensal Green Cemetery, près de son contemporain Wilkie Collins.

Challenge Au service de...

challenge au service de...

Il durera pour l'instant un an, soit jusqu'au 10 septembre 2013. Mais il pourra être reconduit après cette date.
Le principe en est simple: chroniquer tous les supports (romans, bandes dessinées, mangas, documentaires, films, séries télévisées....) où les domestiques ( majordome, valet, bonne, gouvernante mais aussi pourquoi pas espion...) jouent un rôle primordial. 
voir directement les suggestions de lecture sur le lien
Quant à moi, certains titres sont dans ma Pàl, mais pas d'inscription pour le moment, ce sera suivant mon envie de lire ou pas ces livres... 


mardi 11 septembre 2012

Première sélection du Médicis : le retour de GalliGrasSeuil


Quatorze romans français et et neuf étrangers constituent la première sélection du prix Medicis, envoyée à l'AFP ce jour par le jury. Les prochaines étapes auront lieu les 8 et 30 octobre pour raccourcir les manches des candidats, avant la remise du prix, le 6 novembre.
 


Nishan AkgulianRomans français:

- Emmanuelle Pireyre "Féerie générale" (L'Olivier)
- Patrick Deville "Peste et choléra" (Seuil)
- Alain Blottière "Rêveurs" (Gallimard)
- Aurélien Bellanger "La Théorie de l'information" (Gallimard)
- François Bon "Autobiographie des objets" (Seuil)
- Claude Arnaud "Brève saison au paradis" (Grasset)
- Patrick Roegiers "Le Bonheur des Belges" (Grasset)
- Abdellah Taïa "Infidèle" (Seuil)
- Leslie Kaplan "Millefeuille" (P.O.L.)
- Philippe Djian "Oh !" (Gallimard)
- Claudie Hunzinger "La Survivance" (Grasset)
- Lancelot Hamelin "Le Couvre-feu d'octobre" (L'Arpenteur)
- Matthieu Riboulet "Les Oeuvres de miséricorde" (Verdier)
- Gary Victor "Maudite éducation" (Philippe Rey)

Romans étrangers:

- Juan Gabriel Vasquez "Le Bruit des choses qui tombent" (Seuil) - Colombie
- Margaux Fragoso "Tigre, tigre" (Flammarion) - Etats-Unis
- Ferdinand von Schirach "Coupables" (Gallimard) - Allemagne
- Antonio Lobo Antunes "La Nébuleuse de l'insomnie" (Bourgois) - Portugal
- Gonçalo M. Tavares "Voyage en Inde" (Vivane Hamy) - Portugal
- Vassili Golovanov "Espace et labyrinthes" (Verdier) - Russie
- Avraham B. Yehoshua "Rétrospective" (Grasset) - Israël
- Alejandro Zambra "Personnages secondaires" (L'Olivier) - Chili


Avraham-B Yehoshua - Rétrospective.Rétrospective
Jean-Luc Allouche (

Traducteur

)

Yaïr Mozes, célèbre réalisateur israélien au crépuscule de sa vie, est convié à une rétrospective en son honneur à Saint-Jacques-de-Compostelle. Trois

 

 jours durant, en compagnie de Ruth, l'actrice aujourd'hui malade qui fut jadis sa muse et la cause de sa rupture avec son scénariste de toujours, le génial et ténébreux Saül Trigano, il revoit ses ouvres de jeunesse. L'épreuve est troublante pour le vieil homme qui croyait, jusqu'alors, avoir fait le deuil paisible de ses émotions. 

À mesure que les souvenirs affluent, au rythme des images qui se succèdent à l'écran, Mozes est forcé de reconsidérer toutes ses certitudes : sur sa propre existence, son art, son amitié pour Trigano, son amour inavoué pour Ruth. Au cour de ce voyage dans le passé, un énigmatique tableau, accroché au-dessus du lit que Mozes et Ruth partageront chastement lors de ce séjour en Espagne : une Charité romaine, où l'on voit une jeune femme allaiter un vieillard emprisonné. 
Pourquoi ce tableau bouleverse-t-il Mozes ? Et pourquoi l'actrice semble-t-elle s'obstiner, elle, à ne pas même le remarquer ? Qui écrit le scénario de nos existences ? Et si la vie n'est qu'un songe, peut-on in extremis en corriger les erreurs, les faux raccords, tel un film sur une table de montage ? Dans ce roman pétillant d'intelligence et d'une majestueuse mélancolie, l'un des plus grands écrivains israéliens scrute l'âme d'un homme qui se demande « comment ne pas renoncer au désir pendant le peu de temps qui nous reste ».

lundi 10 septembre 2012

Secret absolu de William Wilkie Collins

Secret absolu

Secret absolu de William Wilkie Collins

  •  495 pages
  • Editeur : Editions Phébus (19 septembre 2011)Collection : Libretto
  • En cette nuit du 23 août 1829. le manoir des Treverton sur la côte ouest de la Cornouailles n'est que silence et ténèbres. Mrs Treverton. avant de rendre

     

     rame dans la solitude. dicte à sa dame de chambre. Sarah Leeson. une mystérieuse confession qu'elle lui fait promettre de ne jamais détruire. Des années plus tard, le manoir est mis en vente. Sarah a disparu et avec elle. son secret. Mais alors que le fils du nouveau propriétaire s'apprête à épouser Rosamond Treverton. 

    la fille des anciens maîtres du lieu. une étrange domestique fait son apparition. Elle semble tout connaître des mystères de la maison. Le passé insidieusement revient hanter l'existence des futurs époux que tout promettait au bonheur...
    logo challenge victorienChallenge Thrillers et Polars 

    lecture commencée le 09/09/2012...
    Découvert l'auteur grâce à Madame Charlotte... et depuis fan !  4ème livre lu et encore jamais déçue... et à chaque fois un coup de coeur. J'arrive sur la fin de celui-ci, et déjà envie d'en lire un autre.
    C'est décidé, je vais lire l'intégrale.

    Description de cette image, également commentée ci-après
    William Wilkie Collins
     (8 janvier 1824 – 23 septembre 1889) est un écrivain britannique de l'époque victorienne, contemporain et ami de Charles Dickens. Il était grandement populaire à son époque et écrivit 27 romans, plus de 50 nouvelles, au moins 15 pièces de théâtres et plus de 100 essais.
    Ses écrits étaient qualifiés à l’époque de « romans à sensation », un genre précurseur du roman policier et du roman à suspense. Il écrivit aussi avec perspicacité une critique sociale et conjugale des femmes de cette époque. Comme beaucoup d’autres écrivains de son temps, il publiait la plupart de ses nouvelles sous forme de feuilletons dans des magazines tels leAll the Year Round de Charles Dickens, et fut reconnu comme un maître du genre, créant un degré de suspense adéquat, afin de tenir en haleine le lecteur de semaine en semaine.
    Il connut une dizaine d’années de grand succès, à la suite de la publication de La Femme en blanc (The Woman in White) en 1859. Son roman suivant, Armadale, provoqua une vive critique pour son immoralité, mais connut parallèlement de très bonnes ventes. Son roman Sans nom (No Name) combine, quant à lui, une critique sur l’absurdité de la loi à propos du sort des enfants de couples non mariés, avec une intrigue digne d’un thriller. La Pierre de lune (The Moonstone), publié en 1868 peut être considéré comme le premier roman policier de la littérature anglaise. D'innombrables exemplaires de ces romans furent distribués à travers l'Angleterre, l'Amérique et l'Europe.

    déjà lus






jeudi 6 septembre 2012

citations : Julien Green

illustration : Robert Risko,


« Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade.  »

de Julien Green



« La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l’écrivain.  »

de Julien Green

Extrait du Journal

mardi 4 septembre 2012

La rentrée littéraire vue par Martin Vidberg

1ère sélection pour le Goncourt


L'Académie Goncourt a publié mardi une première sélection de 12 romans en lice pour le plus prestigieux des prix littéraires français, qui sera décerné cette année le 7 novembre.
Voici cette sélection par ordre alphabétique d'auteurs :
- Vassilis Alexakis : "L'enfant grec" (Stock)
- Gwenaëlle Aubry : "Partages" (Mercure de France)
- Thierry Beinstingel : "Ils désertent" (Fayard)
- Serge Bramly : "Orchidée fixe" (JC Lattes)
- Patrick Deville : "Peste et choléra" (Seuil)
- Joël Dicker : "La vérité sur l'affaire Harry Québert" (Fallois)
- Mathias Énard : "Rue des voleurs" (Actes Sud)
- Jérôme Ferrari : "Le sermon sur la chute de Rome" (Actes Sud)
- Gaspard-Marie Janvier : "Quel trésor !" (Fayard)
- Linda Lê : "Lame de fond" (Bourgois)
- Tierno Monenembo : "Le terroriste noir" (Seuil)
- Joy Sorman : "Comme une bête" (Gallimard)
source : 1ère sélection pour le Goncourt

Le terroriste noir

Le Terroriste noir de Tierno Monénembo 


Le Terroriste noir est une fiction construite autour de la véritable histoire, aussi méconnue qu’extraordinaire, d’Addi Bâ. Addi Bâ est un jeune Guinéen né vers 1916, adopté en France à l’âge de 13 ans, et qui, devenu soldat pendant la Seconde Guerre, est affecté dans le 12e régiment des tirailleurs sénégalais. Capturé après la bataille de la Meuse, Addi s’évade, erre dans les forêts, avant d’être recueilli par le maire du village de Romaincourt. Élégant et mystérieux, à la fois austère et charmeur, il y fera sensation, mais ce n’est qu’un début : en 1942, il entre en contact avec la Résistance et crée le premier maquis des Vosges. Les Allemands le surnommeront « le terroriste noir ».
L’affaire est racontée 60 ans plus tard, dans un français mâtiné de patois vosgien, par celle qui n’était qu’une jeune fille à l’époque ; c’est chez ses parents que le tirailleur venait écouter Radio-Londres,c’est chez eux qu’il prenait ses repas et faisait laver son linge. Qui a trahi Addi Bâ ? Une de ses
nombreuses amantes ? Un collabo professionnel ? Ou tout simplement la rivalité opposant les Tergoresse et les Rapenne, deux familles aux haines séculaires ? Parce qu’il était noir, ce combattant de la France libre n’a reçu la médaille de la Résistance qu’en 2003, soit 60 ans après son exécution.